Sidney Burks, CTO, et Noël-Edouard (COO) sont les deux têtes de proue du pôle R&D. Mais ce n’est pas seulement ça, ce duo débute en 2014 après l’échec de Coin Valley, et lance IVIZONE avec une philosophie : comprendre les données, utiliser cette connaissance et trouver un moyen d’améliorer le monde. Explications…

Coin Valley et le BitCoin

Je suis arrivé chez iviData, en juillet 2013, et nous avons commencé à évoquer des idées, à partir de septembre nous les avons défini.

On partait sur du Big Data mais nous ne trouvions pas beaucoup de pistes. Et là, pour une raison ou une autre, j’ai proposé de faire une société en Bitcoins. Nous avions l’ambition d’être la première plateforme européenne de gestion d’achats et de ventes de BitCoins. Nous avons commencé à investir, à en acheter (800 dollars le Bitcoin à l’époque), à créer un MVP (Minimum viable product), et lorsqu’on a commencé le développement de nos produits, le Bitcoin a chuté de 70% !

A ce moment-là, on se dit que c’est quelque chose qu’on ne comprend pas tant que ça ; c’est ultra volatile, ultra dangereux, nous avons donc mis fin à l’expérience… Aujourd’hui, si nous avions continué, j’aurais pu créer une machine à remonter le temps ! (rires)

« Mais l’argent n’est pas tout ce qui compte »

Ivizone, la naissance

Par la suite, Ian (cofondateur du Groupe), par son réseau, nous a lancé sur le système Meraki pour voir si nous pouvions faire quelque chose autour. Nous avons reçu des bornes Wi-Fi, et en quelques jours j’avais monté un portail captif et un algorithme d’analyse de présence. Et il se trouve que Meraki avait un client à convaincre sur ces technologies. Donc, on a mis en place un POC (Proof Of Concept) qu’on a montré au client, et là : ré-vé-la-tion ! Nous avons réalisé qu’il y avait un business à faire, Ivizone est né.

Aujourd’hui, 2018, nous avons de forts partenaires : HP, Aruba, Aerohive, Meraki, Cisco, Xtrem. On a déjà travaillé avec des grandes marques comme La Poste, des grandes banques, des sociétés de luxe, et nous sommes même déployés en Chine, et au Japon. Nous nous sommes internationalisés ! Nous nous sommes concentrés sur les portails captifs qu’on utilise comme un levier de communication pour mieux diffuser l’image d’une marque.

Nous avons passé les stades d’idées, de tests, et d’évangélisation, nous essayons maintenant d’industrialiser nos méthodes pour vendre mieux et plus.

« Tu ne peux rien faire sauf si tu l’as déjà imaginé », Sidney Burks

 

Si tu veux faire un truc dans la vie, il ne faut pas seulement avoir un but. Il faut aussi avoir la motivation pour en faire une action. Parce que se réveiller le matin et se dire que tu vas conquérir le monde sans prendre d’initiative… et bien ce serait un échec bête et méchant.

Et faire une action sans y avoir bien pensé au préalable, ce n’est pas suffisant. Pour moi, c’est faire une trop petite partie du chemin.

Chaque réalisation se fait deux fois, une première fois dans sa tête, une deuxième dans la réalité. Quand tu veux vraiment changer les choses, je conseille de prendre une initiative tous les jours, de façon “consistante”, cela nous avance vers un objectif. Si ton but est de devenir entrepreneur par exemple, un objectif qui soyons honnête est très demandant, exigeant, ambitieux ; et bien, il faut être capable de franchir les obstacles qui se dressent sur ton chemin, de les surmonter et de continuer. En Anglais, c’est ce qu’on appelle Grit (serrer les dents, persévérer), mais ce n’est pas un truc qui vient naturellement, il faut s’entraîner, pratiquer tous les jours.

Le truc le plus important, c’est que tu ne peux rien faire sauf si tu l’as déjà imaginé. Chaque réalisation dans le monde se fait deux fois : d’abord dans la tête, en l’imaginant, puis dans le réel. Tu ne peux pas aboutir à quelque chose sans l’avoir visualisé.

Ça, ça s’applique à ta vie professionnelle pour savoir comment tu pourrais arriver là où tu veux, visualiser les étapes nécessaires, et c’est ce qui va donner de la motivation. C’est pour moi, la première étape à toute réussite dans la vie !