Après mon expérience infructueuse avec la création de la start-up à San Francisco, le MIT s’est manifesté pour que je rembourse mes études, et je n’avais toujours pas commencé… Ça faisait 8 ans. À ce moment-là, je me suis dit qu’il me fallait un boulot parce que j’avais 30 jours pour tout rendre. C’est là que j’ai compris que le réseau est ultra-puissant !

 

Les déclics

Le premier déclic : avant de me séparer de mon partenaire avec qui je voulais créer une start-up, je devais emménager dans un appartement à SF. Finalement, les choses ont fait que ce n’était plus possible parce que je quittais cette grande ville. Et quand je m’engage, je tiens toujours ma parole. Du coup, je l’ai dédommagé, et ça a vraiment accéléré le cours des choses pour moi. Et comme je lui avais parlé de ma recherche d’emploi, elle a contacté ses camarades de promo, pour me remercier en quelque sorte. Elle avait fait un MBA à Stanford. Le lendemain, j’avais 25 propositions pour venir faire des entretiens. Elle n’a pas envoyé de CV, juste « Un mec du MIT, il a fait de la programmation, disponibilités, etc. », et la magie s’est opérée ! Donc en fait, pour avoir été honnête et pour avoir tenu mes engagements, elle m’a aidé. C’est incroyable !
Le déclic a été : c’est si simple que ça.

« J’ai compris que le réseau est ultra-puissant »

Le deuxième déclic : il faut juste demander. Après que cette jeune femme a contacté son réseau, je me suis mis d’accord avec une société. Lorsque la question du salaire est arrivée, ils ont dit oui. À cette époque, je demandais quelque chose qui me semblait conséquent, presque un coup de poker, et c’est passé comme une lettre à la Poste !

De retour à ma vie, je me suis fait de plus en plus chassé par des professionnels de la finance. Quand on y travaille, on peut gagner beaucoup d’argent, surtout quand on vient du MIT. Mais j’avais déjà eu des expériences en stage dans ce secteur, et c’était loin de me plaire. Heureusement que cette structure me donnait des sources de motivation parce que sinon je pense que je serais parti depuis longtemps. Il me manquait quelque chose. Et quand l’argent est la seule motivation, au bout d’un moment, cela sature, et ça, ça ne va pas, pas pour moi… J’ai tenu deux ans. Mais ce boulot m’a conforté dans la voie que j’avais pris à la sortie de mon PhD : me concentrer sur mon côté techno.

La rencontre

 

2013, un collègue de thèse m’appelle et me dit qu’il a rencontré deux gars qui ont des bureaux énormes, que ce sont des experts. Bref, ils étaient en train de créer leur propre boîte !

Il me demande de les voir pour que je puisse lui donner un avis extérieur. Après m’avoir demandé plusieurs fois pendant quelques jours pour que je les rencontre, je finis par donner mon go… Et là, je rencontre Ian Bradac et Étienne Aboulker (cofondateur d’iviData Group), nous avons discuté intelligence artificielle, informatique, physique quantique, trou noir, machine à remonter le temps… Là, je me dis qu’ils sont aussi fous que moi, et avec en prime une mentalité américaine ! Ils m’ont proposé d’être associé, et je leur ai dit non.

Je ne voulais pas avoir d’associés et surtout pas des associés français parce que le mode de travail est différent ici (en France). Par exemple, aux États-Unis, on ne se pose pas la question de savoir si on peut faire, on prend une initiative et on voit après. Ici, j’ai remarqué que certains Français étaient bloqués par une construction mentale. ils ne peuvent pas faire ci ou faire ça pour telle ou telle raison. Mais en rencontrant Ian et Etienne, je me suis aperçu qu’il y a une volonté de changer cette mentalité en France.

Quand je rejoins iviData (donc j’ai fini par dire « oui »), nous n’avions pas de projet, seulement un tableau avec marqué « IVIDATA » avec comme objectif premier d’avoir quelqu’un de technique, moi. C’était tout. L’important n’était d’avoir une idée concrète mais plutôt de trouver des gens avec qui travailler. C’est pour moi une motivation concrète, différente de l’argent. Et j’étais impressionné par Ian et Etienne !